Frontex et l’Unesco incapables d’empêcher la destruction d’un mur byzantin à Istanbul

Première publication : 10 mars 2012.

La « nouvelle Turquie » qui serait en train de voir le jour, et qui vient récemment de donner cinq millions de dollars à l’Unesco pour la préservation du patrimoine immatériel de l’humanité, a déjà procédé à la destruction des murs d’une forteresse byzantine de Sultanahmet pour permettre la construction d’un hôtel 5 étoiles. Le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, qui n’est pas en odeur de sainteté chez les kémalistes, a-t-il inclus cette question dans le projet de nouvelle Constitution turque garantissant les droits des minorités ? Malgré le rapport écrit du Musée archéologique d’Istanbul et la protestation de 51 chercheurs universitaires, l’édifice byzantin a été rayé de la carte. Peine perdue en quelque sorte, car un autre mur, cette fois grec, long de 12,5 km, sépare désormais la frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie, limitant les flots de colons turcs venus envahir les villages grecs de Nea Vyssa et Kastanies. La police hellénique garde maintenant la frontière, avec le récent renfort, moins œcuménique cette fois, de l’organisme Frontex, super policier européen des frontières.

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