Première publication : 23 juillet 2012.
« Le génocide arménien (…) ». A ce mot, en effet, le ministre des Affaires étrangères de la France lève ses deux index légèrement recourbés à hauteur de tête et les laissent suspendus un instant jusqu’à la fin de sa phrase. (Merdre! Zut! Pourquoi ai-je fait ce geste? Ça m’a complètement échappé. Ça a dû être machinal. Dans les conversations en ville, un peu relâchées, on fait souvent ce geste, quoique pas très fin, plutôt même très agaçant, un peu bobo la praline, mais, là, après tout, j’ai seulement voulu exprimer que le génocide, la chose enfin, bref, le génocide et le mot, ce n’est pas forcément la même chose, il y a le fait historique et ce que peut laisser dire le texte de la loi…)
– Allo, François, j’en ai ma claque de cette histoire!
– T’en fais pas, Laurent, ce geste, ce n’était que les index s’élevant vers le ciel…Sic itur ad astra.
– !?