Propaganda

Par le chevalier Kevork

Comploteurs de thèses, traîtres de conférence, cancres de comités de recherche, chercheurs de foutaises et semeurs de roubles: créez vos faux profils twitter, disséminez votre « propaganda » à deux kopecks. Faites plaisir au professeur Igor, votre mentor.

Ce cher Igor… Ses travaux mathématiques et scientifiques ont été achetés pour deux roubles à un vendeur de borsh, et ses escrocs en herbe de la diversité Russie Unie, entre leurs quatre murs amiantés, s’en souviennent.

L’Université russe de la Servitude des Peuples, en ce moment, planche sur la question arménienne.

100% de ses territoires sont actuellement occupés par la diplomatie du cafard de l’Azerbaïdjan.

Il paraît que les Arméniens sont le seul peuple au monde qui devrait écouter l’Université Russe de l’Amitié des Peuples… Oui, écouter en pensant à autre chose.

Les brimborions de la Russie officielle incluant les mots « Amitié », « Fraternité », « Réconciliation », « Progrès », « Développement », ont toujours des choses passionnantes à dire au sujet des Arméniens…

Le problème avec cette pocharderie, c’est qu’elle se sert de couvertures « universitaires » pour disséminer sa propaganda néo-borschévique, pas suprême du tout.

En 2014, ces pochards ont fabriqué un Sputnik médiatique pour colporter les billevesées chauvines-koziennes de l’Amitié des Peuilles et consorts, en plagiarussifiant notre site satirique ArmeniaMyFriend créé en 2011…

Le président Erdodane il a dit: « J’empire, Osman. » (Agence Branquignolou)

Tu écoutes notre président Erdodane, Bashbakan d’Osman qui empire jusqu’en Lybie, et choure le chèque de rédaction. Si tu veux trouver dans ton sac plein d’euros, répète après moi: « Empire néo-ottoman », « rêve de grandeur », « fantômes du passé », «démocratie», « soutenu par une majorité d’électeurs », « élu démocratiquement ».

Oruspu de bouffeur d’étrennes, tu as bien compris? Dis pas « dictature » ! Dis pas « génocide arménien » ! Dis pas « prisonniers politiques » !

Le président Erdodane il a dit : « J’empire, Osman. »

Suis nos directives, Efendim…

Agence Branquignolou

Angelica de la Franka: «Ma chère communauté arménienne»

Hôtel de ville de Copinage-sur-Seine, un 24 avril, quelques minutes avant l’épuration politique.

« Alors parmi vous, y aurait-il des Franco-Arméniens qui n’auraient pas donné leurs suffrages à Angelica de la Franka aux municipales? Attendez… On va faire plus simple. Que tous ceux qui ont voté pour moi lèvent la main. Bien! Tous ceux qui n’ont pas levé la main, vous n’êtes pas de gauche! Dehors! Excommuniés ipso facto, les amis! Je ne veux pas savoir s’il y a des abstentionnistes, des centristes, des ni droite ni gauche ou des non politisés…hmmmmmm…fichez-moi le camp de mes commémorations 😆 .

Oui, mes chers électeurs, “mes” Arméniens descendants du génocide, je connais cette souffrance, et…comme vous le savez…je me suis entretenue…ces derniers jours…avec des intellectuels et artistes turcs…pour dire les choses telles que nous les ressentons, dans un esprit de contradiction, de modération et de vivre-ensemble…hmmmmmm…pour commencer…les Arméniens feront du soft négationnisme 😆 . Avec des nuances et des couleurs, vous me pratiquerez une réconciliation tarte à la crème sur le dos des morts 😆 vous me ferez de la soft arménophobie 😆 et aussi…hmmmmmm…du tourisme post-mortem 😆 . Vous écouterez nos sermons a la Turca dans un esprit d’ouverture 😆 . J’espère que tout le monde est d’accord avec cela! Non? Vous connaissez la sortie! Ouste! Evet! Et demandez aux victimes du génocide de voter de la Franka aux prochaines élections! Si vos morts ne peuvent pas voter, qu’ils vous donnent des procurations! »

Le chercheur Alfred Pointillarre découvre une nouvelle formule pour l’intégration : le PACSINS

Par Alfred Pointillarre, turcophile de service, ex-arménophile, toujours aussi versatile

Votre serviteur, lui-même pourfendeur des anti-intégrationnistes durant sa prime jeunesse, poulet doux de l’intégration, a désormais compris qu’il n’était guère possible de répéter le même sermon, mille fois par jour, à l’adresse des Franco-Arméniens, sans passer pour un paltoquet de Vichy.

Et pourtant, c’est ce que j’ai encore fait, hier, figurez-vous, sur un plateau de télévision. J’ai déclaré, entre deux extinctions de voix, qu’il n’était pas du tout raisonnable de ne pas répéter l’expression « intégration des Arméniens » un millier de fois par jour.

Serais-je un assimilationniste frelaté, un partisan de l’ittihadisme jeune-turc biberonné au jacobinisme français ? J’avais déjà évoqué cette question dès 2011 mais d’après mes calculs réactionnaires, l’association entre les mots « intégration » et « Arméniens » n’avait alors pas encore dépassé un nombre ridicule d’occurrences…

Aussi ai-je contacté divers majordomes-major du monde politique et journalistique, et également deux ou trois Arméniens de service, afin que nous puissions pérorer. Au cours de cette conversation interminable, le compteur du mot « intégration » associé au mot « Arménien » a atteint une moyenne honorable.

Lors d’une expérience de première classe, moi et mes collègues avons tenté de pacser cet intégrisme de l’intégration avec le négationnisme turco-azéri et la spoliation des Arméniens. Nous avons été ébouriffés par le résultat: le négationnisme turco-azéri et la spoliation des Arméniens se sont intégrés à la culture française en moins de temps qu’il n’en faudrait à Alfred Pointillarre pour retourner sa veste. Nous avons ainsi obtenu une nouvelle formule: le PACSINS*.

Naturellement, la nauséabonde expérience s’est déroulée dans un cadre scientifique… Nous comptons en publier les résultats dans la prestigieuse revue Bayat Studies.

Bah! Intégrer les Arméniens à la sauce osmanli-Pointillarre est une façon de leur faire digérer un négationnisme et une spoliation qui autrement, ne passeraient pas!

*PACSINS : Pacte civil de solidarité entre l’intégration, le négationnisme et la spoliation.

L’Union russe, une daube froide

Vladimir – Enfin, Dimitri! Après tout le mal que je me suis donné pour restaurer l’Union soviétique, on ne va pas faire machine arrière, tout de même! Je t’ai offert un marché intérieur, une plateforme de négociation, des cérémonies, je t’ai même offert ma réélection, et j’apprends que tu ne veux plus faire de l’Union russe le joyau politique dont nous rêvions, nous les Russes. La cinquième roue du carrosse, c’était les autres pays. Nous étions bien d’accord. Alors où est le problème? Briller comme au bon vieux temps des autocrates, créer de l’instabilité chez les voisins, tu n’aimes donc plus ces choses-là? Et les gadgets qui t’ont été offerts pour déstabiliser l’Arménie, tu ne t’en sers donc plus? C’est tout de même une chose scandaleuse de ne pas vouloir restaurer les inégalités géopolitiques!

Dimitri – L’Union russe est une daube froide.

– Ah bon! Et je devrais peut-être appeler cela Union eurasienne?

– Appelle-le Union panturquiste pendant que tu y es.

– Cela étant, on pourrait songer à une nouvelle appellation, Dimitri, pour préciser notre pensée à nos alliés vassaux. Et si je l’appelais « L’Union des alliés soutenus du bout des doigts ». En cas de conflit militaire entre ses membres, l’Union se réservera le droit de ne pas intervenir mais pourra arbitrer le conflit, tout de même!

Les journalistes TV d’Arménie parlent trop lentement

Au Kremlin, Vladimir en roue libre :

« …En voilà une autre, Dimitri! Même avec des masques respiratoires, les journalistes TV d’Arménie parlent à une vitesse extrêmement lente! Qu’est-ce que c’est que ce travail de cochon, Dimitri? Tu ne leur as donc pas expliqué qu’un bon présentateur devait parler à la vitesse éclair? J’ai bien chronométré, Dimitri, c’est à peine 200 kilomètres heure, une vitesse effroyablement insuffisante! Au temps du KGB, la diction atteignait les 300 kilomètres heure, elle frisait même les 500 chez les dames… Nous vivions dans un monde hostile et revanchard, en somme le paradis absolu pour nous. Hélas! les temps ont changé, et nos relations avec la gente journalistique ont viré à la catastrophe. Dimitri, envoie donc cet avertissement à toutes les chaînes de télévision d’Arménie : Ne reprenez jamais votre souffle entre deux phrases, accélérez, faites de l’apnée… »

Après avoir pomponné les Jeunes-Turcs, la Pomponnette soigne les oligarques

Tach ! Tach ! Pom ! Pom ! Maintes et maintes fois, elle s’est trompée dans ses calculs politiques.

Ce parti s’est fait berner par les Jeunes-Turcs, par l’Europe, et a fini sa lente décomposition en s’associant aux oligarques d’Arménie.

M’dame la Pomponnette s’est trompée sur toute la ligne.

Un siècle plus tard, après l’indépendance de l’Arménie, la Pomponnette a découvert les libertés civiques et la démocratie, seulement lorsque les criminels ont perdu le pouvoir…

« Au nom de la Pomponnette, nous avons demandé le retour de toute la bande des oligarques! Au nom de la Pomponnette, nous avons exigé la démission de tout ce qui n’est pas Pomponnette! »

Ah la Pomponnette… Il faudrait peut-être lui expliquer qu’elle ne fait plus partie de l’Histoire, mais sans pulvériser son parti, car même un parti politique désastreux peut servir de repoussoir historique.

Dans le futur, les enfants arméniens pourront dire à leurs parents : « La voilà, la Pomponnette, le plus mauvais parti politique arménien ! »

La maire de Copinage-sur-Seine Angelica de la Franka courtise l’ambassade de Turquie

Angelica de la Franka, la maire de Copinage-sur-Seine, prétendue alliée de la cause arménienne, a participé à un débat avec l’ambassadeur de Turquie, ancien ingénieur du MIT, portant sur « la Turquie et le problème arménien », et sur la manière de circonvenir la cause arménienne sans porter atteinte à la réputation arménophile d’Angelica. A l’issue de ces intenses échanges, la matrone a déclaré aux journalistes français que sa position sur le génocide arménien n’avait pas changé, puis, à mi-voix, que les Arméniens devaient « se montrer ouverts et tolérants avec la Turquie, ne pas la stigmatiser, ne pas s’enfermer dans leur identité, ne pas trop revendiquer, ne pas trop m’enquiquiner. » Il est vrai que courtiser l’ambassade turque et la Turquie est une pratique bien enracinée chez cette amatrice de diktats mais la maire a insisté sur le fait qu’elle avait tenté de persuader l’ambassadeur turc de reconnaître le génocide « s’il le souhaitait ».

– Madame la maire? Qu’a-t-il répondu?

– Oui…j’ai demandé…à ma façon…à l’ambassadeur…de reconnaître, chers électeurs, le génocide arménien… Nous pouvons dire, a priori, que les choses sont en bonne voie, voilà, mais il faut que vous me laissiez faire, mes électeurs…sans quoi, vous ne pourrez être les marionnettes consentantes de mon clientélisme multilatéral municipal.

Nom d’un pangolin! Un diplomate turc élu président de l’Assemblée générale de l’ONU

Par le vertueux Shefu

« Vous me réparerez cette caméra », dit le vertueux Shefu, avant de constater qu’il était en direct.

« Voici les propos du président chinois: “Le candidat a été élu par la majorité écrasante des membres de l’Assemblée générale. Il n’y a eu que 11 abstentions sur 193 pays. Nous avons convenu avec nos camarades russes et américains que la candidature d’un diplomate turc apporterait un peu de paix et de sécurité dans le monde, le rendrait plus sûr, plus prévisible, et nous offrirait la garantie que ce diplomate, durant cette soixante-quinzième session de l’assemblée générale, se montrerait aimable, pacifiste, adopterait des positions constructives sur la scène internationale, favoriserait le désengagement militaire de son pays.”

« Cela étant, nous dit Shefu hors caméra, c’était une très médiocre idée de proposer un négationniste. Qui a pris cette initiative malheureuse? Pas bon du tout, très très mauvais pour l’ONU, qui n’est désormais plus qu’une farce planétaire, en plus d’être une organisation inutile! Je ne dis pas que le diplomate turc ne va pas parler un langage fleuri chaque fois que les cellules panturquistes ankariotes le lui demanderont – on connaît la chanson – mais c’est un peu faire rentrer le loup dans la bergerie que de nommer un négationniste. Ah! Il est regrettable que comme les bébés salissant leurs effets, les occidentaux n’aient toujours pas compris comment marchait ce pays! Depuis François Ier, ils divaguent au sujet de l’Empire ottoman, se prennent pour des amoureuses, mais on ne détruit pas une épée avec un baiser international, une caresse organisationnelle, ça, ce sont des méthodes d’Européens à la sauce soja, complètement siphonnés… »

Shefu rend son micro et s’adresse à ses collègues:

« Nom d’un pangolin! Il y aurait donc 11 pays sensés sur cette planète de fous? »