Serzh Sargsyan s’y connaît en matière de guerre!

Première publication : 5 août 2016.

Serzh Sargsyan s’est souvent enorgueilli de ses supposés faits d’arme durant la guerre de l’Artsakh (Karabakh). D’après la rumeur, cette affirmation selon laquelle il serait un vétéran de la guerre entre Arménie et Azerbaïdjan qui a pris fin en 1994, aurait été créée de toutes pièces pour étoffer son CV. Son uniforme militaire aurait été acheté dans une boutique de farces et attrapes.

Serzh Sargsyan, pendant la guerre de l’Artsakh, serait resté cloîtré dans une ferme à contempler les vaches (pas celles de Naftalan) en attendant les « excellentes nouvelles » du front. Lorsque les troupes turques ont reflué vers l’Azerbaïdjan, le futur président s’est emparé d’une arme et a prétendu, tel Katch Nazar le poltron des contes arméniens, qu’il avait été le plus vaillant des soldats…

Comment défendre un président qui n’a même pas vu venir l’attaque azérie d’avril 2016 ?

Turkish Ambassador: Baku can liberate the territories occupied by Azerbaijan

Publication date : January 21, 2013

According to a dispatch from an Azerbaijani press agency, the Turkish ambassador in ethnically-cleansed Azerbaijan has declared, to a team of international reporters in Baku, that Azerbaijan was “perfectly capable of liberating its territories from the Azerbaijani occupation…” “As you know, Ankara has supported the actions of the Minsk Group since 1992. Still, the current situation worries me. Indeed, I have noticed that 80% of the Azerbaijani territory is occupied, arbitrarily, by Azerbaijan, and the Aliyev Foundation is taking every possible measure concerning the present situation. “The current ceasefire must therefore be used to liberate these territories from Azerbaijani occupation, starting with Baku and its neighbouring regions, followed by all territories arbitrarily occupied by Azerbaijan. This will allow the easing of tensions in the region. “The occupation of the territories, between the Caspian sea and Artsakh, by the Ilham Aliyev regime must end immediately. The Azeri troops must evacuate their population through the Caspian Sea and try not to massacre their own civilians as they did in Khojaly. The population of Nakhchivan will leave through Iran. “The Armenians will take over all military, energy and civil infrastructure left by Azerbaijan, in what will now be known as East Armenia. They can even convert Aliyev’s palace into a theme park.” An Armenian diplomat added: “This Turkish ambassador is only restating the evidence. No country has the right to occupy Armenian territory like this. It is therefore time for Azerbaijanis to pack their bags. Any transport costs will be taken care of by the Aliyev Foundation.”

L’Union Eurasienne et la réunification des deux Arménies

Première publication : 19 janvier 2013.

Depuis plusieurs mois, les médias arméniens s’échauffent sur le projet russe d’Union Eurasienne et d’union douanière, censé faire contrepoids au bloc USA-UE qui a encore les dents longues malgré la perte de vitesse de l’Occident. Selon les défenseurs russophiles du projet, celui-ci n’aurait que des avantages, comme s’adosser au développement économique russe compte tenu de la taille réduite de l’Arménie de l’Est, renforcer la production du pays, atteindre le niveau économique des nations européennes, mettre à profit la proximité géographique avec la Russie, où vivent 2 millions d’Arméniens, s’appuyer sur les acquis de la présence militaire russe en Arménie de l’Est. Les détracteurs de l’Union craignent au contraire la perte de souveraineté de Erevan et de Stepanakert en cas d’acceptation, ou un encouragement à la fuite des capitaux et des personnes. L’Arménie a-t-elle intérêt à rejoindre l’Union Eurasienne? Ne devrait-elle pas plutôt rejoindre une autre organisation, comme l’Union européenne, ou encore mieux, rester neutre comme la Suisse?

L’Arménie lien potentiel entre l’Union Eurasienne et l’Union européenne?

Moscou presse l’Arménie de l’Est de rejoindre l’Union Eurasienne. Si Moscou reconnaît l’Artsakh et le Nakhitchevan comme parties intégrantes d’une future Arménie, et appuie la réunification de l’Arménie de l’Est et de l’Arménie de l’Ouest (territoires historiques arméniens spoliés par la Turquie), alors cette future Arménie pourrait être un lien entre l’Union Eurasienne et l’Union européenne. La stratégie tsariste perpétuée par Moscou aujourd’hui, consistant à limiter la puissance de l’Arménie dans la région en s’appuyant sur l’antagonisme de l’Arménie avec les voisins a causé beaucoup de tort aux Arméniens. La République d’Arménie, aussi confinée soit-elle, a devant elle la possibilité de renverser petit à petit cette stratégie moscovite traditionnelle en faisant valoir ses conditions avec fermeté et constance. C’est à cette capacité de renversement historique que l’Arménie sera jugée dans les prochaines décennies.

Le Groupe de Minsk propose de supprimer les voyelles des toponymes

Première publication : 24 novembre 2012.

Déclaration pour la résolution du conflit Arménie-Azerbaïdjan par la Troïka du Groupe de Minsk (États-Unis, Russie, France)

Les médiateurs du groupe de l’OSCE chargé de résoudre le conflit de l’Artsakh (Karabakh) opposant l’Arménie de l’Est à l’Azerbaïdjan, viennent de proposer une nouvelle de leurs inventions. Leur nouvelle trouvaille, censée mettre un terme au conflit de l’Artsakh, propose de supprimer toutes les voyelles du mot arménien Artsakh et du mot Karabakh, ce qui donnerait, par un tel procédé, « Rtskh » et « Krbkh », et permettrait à tous les porteurs de dentiers de se reconnaître entre eux. Ces mots, imprononçables pour le commun des mortels, agiraient selon le médiateur américain de Minsk, comme des « outils instantanés de résolution du conflit arméno-azéri ». Restés connectés sur Armenia My Friend pour d’autres propositions du Groupe de Minsk.

Les liens entre la Thomson Corporation, Reuters et les médias d’Azerbaïdjan

Première publication : 17 septembre 2012.

Dans un article paru le 11 septembre 2012 qui traite des risques d’une reprise de la guerre entre l’Arménie de l’Est et l’Azerbaïdjan, les journalistes de l’agence internationale Reuters ont interrogé des diplomates azéris et américains au sujet d’un éventuel conflit entre les deux pays ennemis. L’article, qui reprend, en la diluant quelque peu, la propagande arménophobe de l’État azéri, dresse une liste des destructions et attaques possibles en cas de guerre. Les pipelines Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) et Bakou-Tbilissi-Erzeroum (BTE) qui acheminent respectivement le pétrole et le gaz azéri vers la Turquie, puis vers l’Europe, feraient partie selon Reuters des cibles potentielles. Leur destruction provoquerait au dire des experts « reutersiens » les larmoiements des compagnies pétrolières occidentales implantées dans la région. Ces dernières années, l’agence britannique Reuters, rachetée en 2008 par la compagnie Thomson Corporation, a fait preuve d’une grande sympathie envers le régime autocratique de Bakou, reprenant à son compte la quasi-totalité des énormités véhiculées par le régime de Bakou. Les journalistes de Reuters spécialisés dans la région englobant l’Arménie semblent devoir appliquer une ligne éditoriale dictée par les intérêts pétroliers, désignant l’Azerbaïdjan comme une victime malgré l’immense richesse de ce pays que les compagnies pétrolières, dont Reuters n’est que la modeste affidée, sont parvenues à ériger en quelques années. Le propriétaire de Reuters gère la Thomson Foundation, dont le site internet décrit l’Azerbaïdjan comme un pays à l’économie pétrolière explosive mais à la bureaucratie galopante. La Thomson Foundation révèle son partenariat avec le British Council et la compagnie pétrolière BP Azerbaijan… La Thomson Foundation, qui forme des journalistes dans le monde, prétend que son projet sur l’Azerbaïdjan « a jeté les bases pour un traitement de l’information d’un bien meilleur niveau et une meilleure compréhension des problèmes économiques. » « Un groupe de journalistes représentant l’étendue de l’expérience de la télévision et de la presse écrite d’Azerbaïdjan ont assisté à des ateliers et à des cours ciblés sur les reportages économiques. Mais, annonce-t-elle avec délectation, ce n’est pas tout. » « En travaillant pendant plusieurs mois avec un expert de la Thomson Foundation, plusieurs journalistes ont poursuivi un programme offrant des compétences d’enseignants, afin qu’ils puissent transmettre leur savoir à d’autres journalistes. Le groupe talentueux, poursuit-elle, a aussi achevé des cours sur le journalisme en ligne. » « Le but ultime est de créer une équipe pouvant transmettre des compétences médias à une économie azérie qui se transforme rapidement. » C’est donc par le biais de la Fondation Thomson, liée au propriétaire de l’agence Reuters, qu’une haine anti-arménienne sans mystère est véhiculée à travers la télévision, les articles de presse et les médias en ligne du clan Aliyev d’Azerbaïdjan.

La Russie bloque-t-elle la reconnaissance de l’Artsakh par Erevan ?

Première publication : 17 septembre 2012.

Depuis la « libération » du criminel Ramil Safarov par l’Azerbaïdjan, de nombreux experts et hommes politiques arméniens ont appelé leur gouvernement à reconnaître l’Artsakh, en guise de sanction et de condamnation d’une politique azérie opposée à la survie des Arméniens dans la région. Curieusement, les encouragements à la reconnaissance se sont répétés d’une semaine à l’autre, sans qu’aucun signe, apparemment, ne laisse penser à une action ferme de l’État arménien. En se basant sur l’hypothèse, vraisemblable, selon laquelle la diplomatie arménienne marche avec l’aiguillon moscovite, n’est-ce donc pas la Fédération de Russie qui depuis des années déconseille à l’Arménie de l’Est de reconnaître l’indépendance de la République d’Artsakh? Dans le cas contraire, pourquoi l’Arménie de l’Est hésite-t-elle à reconnaître l’Artsakh? Par crainte de représailles de l’Azerbaïdjan ou par peur de perdre le contact avec les représentants du Groupe de Minsk?

La Turquie et l’Allemagne, responsables du génocide des Arméniens, toujours membres permanents du Groupe de Minsk

Première publication : 17 septembre 2012.

L’Arménie de l’Est, depuis la fin de la guerre d’Artsakh jusqu’à aujourd’hui, a défendu avec la plus grande énergie le Groupe de Minsk de l’OSCE, malgré les attaques de l’Azerbaïdjan sur la ligne de front. Elle a loué la neutralité et la bienveillance d’une organisation qui inclut, en plus de la troika France-Russie-USA, les deux nations responsables du génocide des Arméniens de 1915-1916, la Turquie et l’Allemagne… Ces deux pays, qui n’ont pas reconnu leur responsabilité dans l’élimination et la spoliation territoriale des Arméniens, sont membres permanents d’un groupe chargé de régler un litige territorial concernant l’Arménie de l’Est… L’Arménie de l’Est, et son ministre des Affaires étrangères, avaient parlé en juin 2012 d’exclure la Turquie du groupe de Minsk, pour son rôle néfaste joué depuis 1992 et sa propagande anti-arménienne.

Artsakh: des militaires turcs sur la ligne de cessez-le-feu

Première publication : 9 juillet 2012.

C’est discrètement sous une lune glacée jetant ses lueurs sur les hautes cimes artsakhiennes qu’un fantastique subterfuge s’est déroulé : les défenseurs arméniens régulièrement visés par les snipers azéris se sont déguisés en militaires turcs en troquant leurs uniformes et leurs drapeaux arméniens avec les uniformes et drapeaux turcs. Dès l’aube, les hauts parleurs se mirent à cracher en langue azérie l’annonce triomphale de la reconquête de l’Artsakh par le Grand Frère pantouranien. Les forces azéries ne se méfiant pas de cet incroyable Kanular se jetèrent à la rencontre de leurs « cousins » libérateurs pour les congratuler. Ils furent reçus par des salves tirées en l’air et tous faits prisonniers dans les minutes qui suivirent sans qu’aucun blessé ne fût à déplorer. C’est ainsi que l’Artsakh retient à présent plus de 30 000 prisonniers azerbaïdjanais destinés aux travaux des champs et des fermes. Ils sont bien nourris et traités avec humanité. Amet Mamodov témoigne, au nom de tous ses collègues, avec des sanglots dans la voix : « Nous sommes ici mille fois mieux traités que naguère par nos cochons de maîtres qui nous infligeaient les humiliations et les corvées les plus ignobles et nous gardaient en réserve pour leur sale guerre. Surtout ne nous renvoyez pas dans notre pays! » Sur ces entrefaites Bakou a décidé de ne plus multiplier les attaques sur la ligne de cessez-le-feu dans l’espoir de faire revenir les « otages » de l’Artsakh qui se font prier ardemment mais sans résultat. « Nous resterons, disent-ils, et nous paierons par le labeur les crimes et les mensonges de nos maîtres qui se vautrent dans l’opulence… » A présent, le mot Kanular est interdit en république d’Azerbaïdjan. Son emploi est passible de lourdes peines. Il est même moins dangereux de parler de génocide perpétré par la Turquie en 1915 à l’encontre des Arméniens que de Kanular.

Le ministre géorgien des Affaires étrangères craint pour la souveraineté de l’Arménie de l’Est

Première publication : 26 juin 2012.

Selon Grigol Vashadze, ministre des Affaires étrangères de Géorgie, un nouveau conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan autour du Karabakh (Artsakh) provoquerait un tel remue-ménage territorial que pas moins que les trois républiques du Caucase, Erevan, Bakou et Tbilissi, y laisseraient des plumes. Il espère donc que le groupe de Minsk, chargé de résoudre la question du Karabakh, mais aussi médiocre que Sisyphe pour finir son travail, parviendra à une solution rapide afin que la Géorgie puisse tranquillement mener ses projets énergétiques et militaires avec la Turquie et l’Azerbaïdjan post-nettoyage ethnique. Si la perte de la souveraineté de l’ingrate Géorgie (fille cadette de l’Arménie) et de l’hystérique Azerbaïdjan (extrême-est de l’Arménie historique) pouvait alléger la pression sur l’Arménie de l’Est, ne serait-ce pas au contraire un beau gage d’amitié entre voisins qui se respectent?