Le Ponzi du Bosphore ou l’argent spolié du génocide des Arméniens

Première publication : 9 décembre 2013.

Par Gogoglu, ministre turc des Affaires européennes

Tandis que je tourne d’un geste répétitif la manivelle du panturquisme, tu me répètes, cher Portfolio, qu’Europe et Turquie se sont promis de procéder à une intégration réciproque. Je n’ai cessé d’entendre cette rengaine, et pourtant je n’ai pas aperçu une once de terre européenne dans la vase de notre détroit du Bosphore. Sur ce côté-ci du Bosphore, depuis la fondation grippe-sou de notre cher pays, massacreurs, révisionnistes, intégrationnistes, fondamentalistes, spoliateurs, prospèrent sans être inquiétés le moins du monde. Et le panerdoganisme, ce pangülenisme ouvert, se doit de jouer les modernisateurs. Ce nouveau credo doit appeler l’oumma planétaire à se fédérer autour d’une démocratie soi-disant pluraliste bâtie sur un génocide tout bénéfice. A l’argent des victimes du génocide des Arméniens ! buvons… Le capital que nous avons spolié, poursuit Gogoglu efendi, a fructifié et fait croître notre bourgeoisie. Cet argent que nous avons volé aux Arméniens n’a-t-il pas fait de chacun de nous un Madoff pacha ? Toute la chaine de prospérité qui s’en est suivie porte un nom : le Ponzi du Bosphore.

Turkey wants to engage in dialogue with imprisoned Kurds

Publication date : January 21, 2013

The speech of Gogoglu Efendi, President of the Apocalypse: “The farewells that I today address to the hunger-striking Kurds imprisoned in Turkey, must not be marked by the sadness of permanent departures. “My colleagues, my friends and myself all know well that the imprisoned Kurds still have a fruitful future before them. That is why our farewells remain full of hope. “Our best writers, members of the MHP, the CHP and the AKP have written about the Kurdish cause in authoritative works. “Our political parties, hearing of the incredible destiny of the Kurdish hunger strikers, have doubled their efforts to anathematize all other Kurds. “As for our government, it has shown favour to the Kurds by creating new prisons that are, today, a raging success, above all the newest which I, regrettably, still have not been able to visit. “Although I will not dwell on such bitter regrets… “Most excellent Kurds, you will now disappear! The President, his friends and his colleagues demand it of you. In leaving know that you take with you our most sincere affection. Tell Europe and the United States of the joy we had in annihilating you for our common cause.”

La Turquie souhaite dialoguer avec les Kurdes emprisonnés

Première publication : 3 décembre 2012.

DISCOURS DU PRESIDENT DE L’APOCALYPSE GOGOGLU EFENDI

Les adieux que j’adresse aujourd’hui aux Kurdes emprisonnés de Turquie, en pleine grève de la faim, ne doivent pas être empreints de la tristesse des départs définitifs. Mes collaborateurs, mes amis et moi-même savons bien que les Kurdes embastillés auront longtemps encore les plus fructueux prolongements. Voilà pourquoi nos adieux demeurent remplis d’espoir. Nos meilleurs écrivains, membres du MHP, du CHP ou de l’AKP, ont écrit sur la cause kurde des ouvrages définitifs. Nos partis politiques, découvrant l’incroyable destinée des Kurdes grèvistes de la faim, ont redoublé d’efforts pour anathémiser tous les autres Kurdes. Quant à notre gouvernement, il a favorisé les Kurdes, en créant de nouvelles prisons, qui remportent aujourd’hui un franc succès, surtout la plus récente que j’ai tant regretté de n’avoir pas pu visiter. J’ai d’ailleurs l’intention de ne point demeurer sur de si cuisants regrets… Excellents Kurdes, vous allez maintenant disparaître. Le Président, ses amis et ses collaborateurs vous le demandent. En partant, vous emportez avec vous notre affection la plus sincère. Dites à l’Europe et aux États-Unis la joie que nous aurons à vous annihiler pour notre cause commune.

Gogoglu Efendi, à propos du rétablissement de la peine de mort en Turquie

Première publication : 12 novembre 2012.

DISCOURS DEVANT LA PRESSE EUROPEENNE DU PRESIDENT DE L’APOCALYPSE GOGOGLU EFENDI

Les liens de parenté qui nous unissent aux autres peuples de l’Europe nous ont fait oublier à quel point, pour être efficace, notre pays, et donc notre système judiciaire, demandent à être vivifiés par le rétablissement de la peine capitale. Cela passe par des liens étroits entre l’école, la société civile, le système carcéral et la répression. En effet, la police, la justice et les cadres de la nation ont une mission sacrée: former les cœurs sur les bancs de la classe et les affermir en prison jusqu’à l’injection fatale. Rassurez-vous! En rétablissant la peine de mort, après son abolition en 2002, la Turquie renouera entièrement avec son passé. Quand nos citoyens seront devenus les instruments du culte de la Patrie virile, ils recevront ce qu’ils méritent, une incarcération, puis une exécution sommaire.

Le discours de Gogoglu Efendi à l’église arménienne d’Akhtamar

Première publication : 29 octobre 2011.

DISCOURS IMPROBABLE PRONONCE DEVANT L’ÉGLISE ARMÉNIENNE D’AKHTAMAR, PRES DE VAN

« C’est un fait reconnu que l’Indépendance réveille souvent les nôtres. Les souvenirs de nos désastres et des humiliants traités qui suivirent furent pour nous une chose pas si mauvaise. Malgré les consignes de n’en parler jamais, toutes les mémoires restèrent fidèles à l’esprit de défaitisme, qui marquait désormais les frontières de la Patrie mutilée. Où en sommes-nous aujourd’hui? Nous sommes en présence d’un ennemi qui a retrouvé sa force et qui l’accroit tous les jours. Si appréciable que ce soit, notre prestige en a souffert. Notre avenir est menacé. Rien cependant n’est perdu. Puisque la situation nous est devenue défavorable, collaborons! Le pays qui servira de vassal obéissant à la puissance ennemie, renforcera son éducation, ses sciences et sa balance commerciale. Nous savons en effet, et le monde entier le sait aussi, que si un seul soldat ennemi pénétrait sur le territoire national, à l’instant même, on lui ouvrirait les portes de la capitale… »

UNE UCHRONIE A NE PAS GRAVER DANS LE TUF

A SUIVRE…