Nom d’un pangolin! Un diplomate turc élu président de l’Assemblée générale de l’ONU

Par le vertueux Shefu

« Vous me réparerez cette caméra », dit le vertueux Shefu, avant de constater qu’il était en direct.

« Voici les propos du président chinois: “Le candidat a été élu par la majorité écrasante des membres de l’Assemblée générale. Il n’y a eu que 11 abstentions sur 193 pays. Nous avons convenu avec nos camarades russes et américains que la candidature d’un diplomate turc apporterait un peu de paix et de sécurité dans le monde, le rendrait plus sûr, plus prévisible, et nous offrirait la garantie que ce diplomate, durant cette soixante-quinzième session de l’assemblée générale, se montrerait aimable, pacifiste, adopterait des positions constructives sur la scène internationale, favoriserait le désengagement militaire de son pays.”

« Cela étant, nous dit Shefu hors caméra, c’était une très médiocre idée de proposer un négationniste. Qui a pris cette initiative malheureuse? Pas bon du tout, très très mauvais pour l’ONU, qui n’est désormais plus qu’une farce planétaire, en plus d’être une organisation inutile! Je ne dis pas que le diplomate turc ne va pas parler un langage fleuri chaque fois que les cellules panturquistes ankariotes le lui demanderont – on connaît la chanson – mais c’est un peu faire rentrer le loup dans la bergerie que de nommer un négationniste. Ah! Il est regrettable que comme les bébés salissant leurs effets, les occidentaux n’aient toujours pas compris comment marchait ce pays! Depuis François Ier, ils divaguent au sujet de l’Empire ottoman, se prennent pour des amoureuses, mais on ne détruit pas une épée avec un baiser international, une caresse organisationnelle, ça, ce sont des méthodes d’Européens à la sauce soja, complètement siphonnés… »

Shefu rend son micro et s’adresse à ses collègues:

« Nom d’un pangolin! Il y aurait donc 11 pays sensés sur cette planète de fous? »

Le Conseil de Sécurité attrapera-t-il le virus de « l’homme malade de l’Europe »?

Première publication : 8 mars 2012.

Par Camille Saroyan

Le Conseil est déjà au supplice avec la présence en son sein de l’Azerbaïdjan post-nettoyage ethnique (2012-2013). Heureusement, 2014 sera année sabbatique pour permettre de se reposer (de la commémoration de la Grande Guerre probablement), avant que de souffrir le martyr en 2015, année du centenaire de 1915 ? Les barytons d’Ancyre ne se laisseront pas faire : ils couvriront voix et vétos de leur chantage géostratégique : « Nous sommes le transit de la manne caspienne (et pas seulement). Ménagez-nous ! » Et Bakou la Ville noire, qui a chauffé la place de son aînée ? Qu’adviendra-t-il de l’Azerbaïdjan, dont l’existence et le nom remontent à 1918 (un cadeau de leurs grands aînés et des Anglais) ? État qui n’a cessé de se gorger du sang des Arméniens (1918, 1919, 1920, 1988 et 1990) et qui est responsable de la mort en février 1992 de civils azéris à Khodjali, dont il a empêché l’évacuation lors de la guerre du Karabakh. Il faudra bien un jour arrêter de nous abreuver de mensonges. Et le Grand Mentor ? Félicité sur Terre et dans les cimetières, vache à tête de loup, qui nie le Génocide de 1915 et la grande dépossession des Arméniens, qui a avalé l’Arménie Occidentale, qui a planté ses cornes dans le Nord de Chypre…et commence à faire honte à une partie de ses propres citoyens, elle n’est pas non plus ce qu’un chartiste d’une des bibliothèques de l’ONU pourrait appeler une « colombe ». Le Conseil de Sécurité attrapera-t-il le virus de « l’homme malade de l’Europe » en acceptant de faire siéger en son sein la Turquie en 2015 et 2016 ? On le croyait guéri, ce pauvre homme malade ! Mais non! C’est un glouton.